Biwi stars collected in way

Partager un peu toutes ces perles ramassées en chemin. Offrir au voyageur harassé un peu de fraicheur et de joie. Oser sourire devant une étoile qui vient vers toi. Toucher le coeur, garder trace et parchemin

14 mai 2009

Orage

L'air est gras,jaune et électrique
Transpire et claque
Les odeurs montent
chaudes.
Le ciel
se vide de son eau.

Éblouissant, tout proche
Un éclair frappe le sol
C'est de la grêle qui tombe
Rythme sur la fenêtre

C'est déjà fini.
Morne et grise
la pluie s'agite.
Instant furtif
Instant magique.

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09 avril 2009

Je rêve, les yeux ouverts

Do, Ré, mi...
Danser comme ça, dans une gare en plus... Cette porte d'une ville. Amener de la joie sur les départs, de la joie sur les arrivées. Allez, pourquoi pas rêver un peu...
Un souvenir inoubliable pour les danseurs, un rire, un sourire pour les spectateurs...

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01 mars 2009

Risquer

IMG_0216Rire, c'est risquer de paraître fou.
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.
Rechercher les autres,
C'est s'exposer aux complications.
Dévoiler ses sentiments,
c'est risquer de montrer sa vraie nature.
Traîner ses idées, ses rêves devant la foule,
c'est risquer de les perdre.
Aimer, c'est risquer de ne pas
Être aimé en retour.
Espérer, c'est risquer le désespoir.
Essayer, c'est risquer l'échec.

Mais il faut prendre des risques
Car ne rien risquer, c'est plus hasardeux.
Celui qui ne risque rien, ne fait rien, n'est rien.
Il peut éviter la souffrance et la tristesse
Mais il ne peut apprendre
Le vrai sens de ses sentiments,
Du refoulement, à la sublimation,
De l'amour de la vie.
Enchaîné par ses servitudes, il est esclave
Il a abandonné la liberté.
Seul celui qui risque et se risque est libre.

Albert Coccoz


Pour toi Laouen...

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Rions donc !

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17 janvier 2009

Paris, une heure vingt. Quel beau quartier...

"Il fait nuit, encore nuit...
Attendre ?
Non !
Atteindre...
L'aube..."

En vélo j'ai parcouru les rues de ma ville. 1h20 ! En pleine nuit claire. Je sais qu'elles sont là, mais ne peux voir les étoiles (elles me manquent tant) Je ne vois pas le ciel, si ce n'est un noir orangé, une auréole... pas encore l'aurore. Il est trop tôt !
Depuis plus d'un mois, je n'étais pas monté sur un vélo. Trop froid. 1h20 ! Il fait ce soir, tout juste assez froid pour sentir la bise geler ses mains et son nez. Tout juste assez pour sentir la chaleur monter de mon coeur quand je force avec joie sur mes pédales.
En vélo j'irai vers l'aube. 1h20 ! Hiver... La nuit s'éteint tard... Mais je sais qu'elle ne peut durer infiniment. En vélo j'irai cette nuit... Jusqu'au bout... du monde... de moi... Jusqu'au port... Tout au bout... Je laisserai mon vélo sur un quai... Je monterai sur un bâteau, mon bonnet marin sur la tête... Pour aller plus loin encore.
En vélo, j'ai senti la bise. 1h20 ! Le froid fouetter mes joues. Mes mains s'accrocher au guidon. La joie monter d'un battement affolé. Monter les cotes, descendre les pentes. Un sourire et un chant...
Je suis sortie chercher la voie. Toute la nuit. 1h20 ! Je ne l'ai pas trouvée. Je suis en route... dessus ! En route vers... L'Aube.
En vélo j'irai, plus loin que le bout du bout... trouver la porte, entrer dans ce pays étrange, rejoindre Edmund... Trouver le jour. Je choisirai de vivre !

IMG_3240


En vélo, l'espoir est venu me chercher. ça n'est pas moi qui le trouve, mais lui qui vient à ma rencontre... dans mes errances entre les rues, à un feu rouge... au son d'une musique, il m'a rejoint. 1h20 ! Bientôt 2h du mat diraient d'autres... en route vers le jour.
En vélo ou en roller, en avion ou en métro, à pied ou en voiture, en moto ou en bateau... peu importe comment... Je me mets en route. Je pars... Le train de la vie m'attend. Demain le soleil se lèvera à 8h35 exactement !
En vélo, je l'ai déjà atteint. Plus qu'une étoile, plus qu'un soleil qui disparaît chaque soir... Cette nuit, la lune s'est levée à 00h34, elle se couchera à 11h12... Va savoir pourquoi... Même elle a besoin de repos !
En vélo, je rêve sous la lune... Elle est là, au dessus des rues... Elle, je peux la voir, loin dans le ciel orange. Lune gibbeuse... Elle se cache peu à peu... Au fond, ça n'est pas la lune, pas le jour que je cherche... mais la lumière !
En vélo, je hurle et je ris, je crie et je chante... Non rien ne m'arrêtera. Pas ce soir ! Pas cette nuit ! Je suis en route. Un arbre en travers du chemin ?... Je descendrai tranquillement (je n'ai pas un VTT, mais un vélib' dans les mains) et si l'obstacle est trop grand, je continuerai à pied... Et si mes pieds sont usés, je ferai du stop... Si mon pouce est cassé, j'irai encore.
En vélo, j'ai prié que mon coeur sois libre !

"...
Comme le jour qui se lève
moi je rêve à nouveau.
Et pour marcher sur l'eau
Je dois sortir du bateau..."

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08 janvier 2009

Écrit dans la nuit... dans la nuit de ma vie...

Blanc Paris
Dans la nuit
Plus un bruit
Plus un fruit

 

Crissement des pas
Dans la neige en bas
Fine pellicule sans vie
Fine pellicule d'envie
La neige en l'état
Dure. Ne s'en va
Plus

 

J'ai cherché
J'ai crié
J'ai pleuré
Dans le vide
J'ai prié
J'ai loué
J'ai donné

 

Blanc Paris
Dans la nuit
Pas un bruit
Sois le fruit

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21 octobre 2008

Un peu de musique dans les yeux

Un peu de musique dans les yeux,
de rêves dans les mains,
et d'espoir dans le coeur

Laissez-vous transporter
Laissez-vous émerveille


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10 octobre 2008

Voile, voile à tous vents...

FH000011Hors du temps
Dans le vent
J'ai vogué
Admiré

La nuit et le jour
Au milieu de l'eau
Calme ou agitée...

Nostalgie d'un temps hors du temps
Hors du temps
Dans le vent
Avec le vent
J'ai rêvé
J'ai aimé

Comment raconter un souvenir si dense qu'il danse encore en moi des milliers de temps après.

Première longue nav prévue. Rythme de quart.
Trois heures de sommeil, trois heures de quart.
Le temps coule sous la coque, sans bruit... Seulement les vagues contre l'alu, seulement le vent dans la grand-voile et le foc. Veille, car tu ne sais ni le jour ni l'heure... Veille et reste attentif. Avec le voilier, je laisse voguer mes pensées... au sommet des vagues ou dans les creux, je surfe avec elles. Avançant contre le courant, le nez au vent.
J'ai perdu mes notes. J'avais tout consigné précieusement. Aussi j'avance au gré des souvenirs. Le meilleur en quelque sorte, le plus fort...

Minuit, notre tour de quart à nouveau. Mon oncle nous réveille après un sommeil bien court. Habillés rapidement pour monter dans le cockpit (comprenez que le cockpit n'est pas une cabine, mais un lieu à exposé à tous les vents, juste un peu protégé par l'avant du bateau) et prendre le relais.
Je suis émerveillée. C'est une nuit nuageuse, une nuit de nouvelle lune. Le ciel est noir. Mais parfois des percées nous montrent une voute incroyablement belle... Loin des bruits de la ville, loin des lumières aveuglantes... Tout paraît plus proche, plus lumineux... plus fort aussi.
FH000010Emmitouflée dans mes pulls, cirés et gilet de sauvetage (il ne faisait pas froid cette nuit là) je me régale et mon coeur bondit dans ma poitrine. J'ai froid, juste un peu, mais je n'y penses pas. Je rêve les yeux ouverts ! Et pourtant, le plus beau n'est pas là où je l'attendais ! Le plus beau n'est pas dans les cieux. Il est dans la mer. Mer agitée cette nuit... Le voilier ballote en tous sens. Veille, attentive. Devant, derrière, sous le foc, à babord et à tribord... Veille aux rencontres.

La magie qui m'attendait dépassait tous mes espoirs...
Contre la coque, et dans le sillon du gouvernail, et aussi un peu plus loin, sur l'écume des vagues... un feu d'artifice jaillit sans cesse. Il nous suivra toute la nuit. Magie et beauté d'une lueur à nos "pieds". Tellement beau. Partant du bateau, pour s'éteindre dans l'eau un peu plus loin, des milliers d'étoiles s'allument et s'éteignent dans la mer, comme un immense brasier. sans cesse renouvelé... Je n'ai pas pris de photos. Je n'aurai pas pu, je ne voulais pas. Il y a des temps qu'on préfère admirer et en garder la force du souvenir au lieu de les amoindrir en voulant les piéger dans une cage.
Jamais je n'oublierai cette nuit. Et même si à mon tour de repos, je suis descendue m'allonger avec joie, vidée de ma veille, j'ai emmené avec moi toutes les étoiles qui nageaient en surface. Elle nagent encore en moi ce soir... et à chaque moment où j'y pense.




Paul, merci.
Ces quelques mots ne sont rien qu'un tout petit échantillon de ce que j'ai ramené de ce temps sur ton voilier.

FH000012

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04 septembre 2008

Pourquoi pleurer ?

La mort d'un proche... Une nouvelle qui vous abat en quelques secondes...

"tourne tes oreilles vers le ciel et entends le bruit là-haut. Le son des anges qui chantent.."

Posté par BiWi à 22:12 - Virée au coeur - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 juillet 2008

Une étoile

-Et sommes-nous maintenant près du Bout-Du-Monde, monsieur ? demanda Caspian. Avez-vous des connaissances des mers et des terres à l'est de celle-ci ?
-je les ai vues il y a longtemps, répondit de vieil homme, mais c'était de très haut. Je ne puis vous dire le genre de choses que les marins ont besoin de savoir.
-Vous voulez dire que vous voliez dans les airs ? laissa échapper Eustache.
-J'ai fait un grand voyage au-dessus des airs, mon fils, répliqua le vieil homme. Je suis Ramandu. Mais je vois que vous vous interrogez mutuellement du regard et que vous n'avez jamais entendu ce nom. Rien d'étonnant à cela, car le temps où j'étais une étoile a expiré longtemps avant que vous ne connaissiez ce monde, et toutes les constellations ont changé.
-Mince alors ! Souffla Edmund à voix basse. C'est une étoile à la retraite.
-Vous n'êtes plus une étoile, désormais ? demanda Lucy.
-Je suis une étoile au repos, ma fille, répondit Ramandu. Quand je me suis couché pour la dernière fois, vieux et décrépit au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer, j'ai été transporté dans cette île. Je ne suis plus aussi vieux à présent que je l'étais alors. Chaque matin, un oiseau m'apporte une baie de feu des vallées du Soleil, et chaque baie de feu m'enlève un peu de mon âge. Et quand je serai devenu aussi jeune que l'enfant qui est né hier, alors je reprendrai mon envol (car nous sommes sur le bord oriental du monde et, une fois encore, je danserai le ballet universel.
-Dans notre monde, dit Eustache, une étoile est une immense boule de gaz enflammés.
-Même dans votre monde, mon fils, ce n'est pas là ce qu'est une étoile, mais seulement ce dont elle est faite.

Le Monde de Narnia
L'Odyssée du Passeur d'Aurore

C. S. Lewis

Posté par BiWi à 22:19 - Morning Star - Commentaires [1] - Permalien [#]



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