19 juillet 2008
Une étoile
-Et sommes-nous maintenant près du Bout-Du-Monde, monsieur ? demanda Caspian. Avez-vous des connaissances des mers et des terres à l'est de celle-ci ?
-je les ai vues il y a longtemps, répondit de vieil homme, mais c'était de très haut. Je ne puis vous dire le genre de choses que les marins ont besoin de savoir.
-Vous voulez dire que vous voliez dans les airs ? laissa échapper Eustache.
-J'ai fait un grand voyage au-dessus des airs, mon fils, répliqua le vieil homme. Je suis Ramandu. Mais je vois que vous vous interrogez mutuellement du regard et que vous n'avez jamais entendu ce nom. Rien d'étonnant à cela, car le temps où j'étais une étoile a expiré longtemps avant que vous ne connaissiez ce monde, et toutes les constellations ont changé.
-Mince alors ! Souffla Edmund à voix basse. C'est une étoile à la retraite.
-Vous n'êtes plus une étoile, désormais ? demanda Lucy.
-Je suis une étoile au repos, ma fille, répondit Ramandu. Quand je me suis couché pour la dernière fois, vieux et décrépit au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer, j'ai été transporté dans cette île. Je ne suis plus aussi vieux à présent que je l'étais alors. Chaque matin, un oiseau m'apporte une baie de feu des vallées du Soleil, et chaque baie de feu m'enlève un peu de mon âge. Et quand je serai devenu aussi jeune que l'enfant qui est né hier, alors je reprendrai mon envol (car nous sommes sur le bord oriental du monde et, une fois encore, je danserai le ballet universel.
-Dans notre monde, dit Eustache, une étoile est une immense boule de gaz enflammés.
-Même dans votre monde, mon fils, ce n'est pas là ce qu'est une étoile, mais seulement ce dont elle est faite.
Le Monde de Narnia
L'Odyssée du Passeur d'Aurore
C. S. Lewis
19 mars 2008
Ecoute le chuchotement du vent

Est-ce toi qui me parle
Silencieusement j'écoute
Ton chant qui s'élève
Tranquillement dans les airs
Comme les fleurs poussent au printemps
Je ne les vois pas encore
Je ne vois encore que le noir
je ne vois que l'immobilité
Dans la neige et le blizzard
Est-ce toi qui me parle
Silencieusement je t'écoute
Cette voix qui s'élève
En paix, en paix
Oui, les fleurs pousseront bientôt
Merci Eva pour cette photo
28 janvier 2008
Amarré, oublié...
Amarre sur un quai.
Pas de mouette qui tournent dans les cieux, ni même de goéland.
Pas non plus cette odeur de la mer
Pas de mouvement.
C'est dimanche,
à Paris !
Silence
J'aurai voulu dénouer le lien qui retenait cet immense bâtiment.
J'aurai voulu monter dedans
Descendre jusqu'à la mer
To feel again the sea !
Find again my roots
I traveled in my heart
going to le Havre...
Remembering my days on a sailing boat
How I was amazed by the presence of God
Between two immensities.
The sky and the sea !
Le ciel se reflétant dans la mer, la mer prenant la couleur du ciel.
I felt so small !
My life was fond only of a breath ! His breath.
I will never forget this moment.
28 décembre 2007
Conte ses bienfaits
"Louez l'Eternel car il est bon,
Car sa miséricorde dure à toujours !
Qu'ainsi disent les rachetés de l'Eternel,
Ceux qu'il a délivrés de la main de l'ennemi,
Et qu'il a rassemblés de tous les pays,
De l'Orient et de l'occident,
du nord de la mer !"
Psaume 107-1 à 3
Oui, je veux louer ton Saint nom !!!
Car tu changes le "désert en étang, et la terre aride en sources d'eaux"
"ils montaient vers les cieux, ils descendaient dans l'abîme ;
leur âme était perdue en face du danger ;
(...)
Dans leur détresse, ils crièrent à l'Eternel,
Et il les délivra de leurs angoisses ;
IL ARRÊTA LA TEMPÊTE, RAMENA LE CALME,
et les ondes se turent."
Psaume 107-26, 28
24 octobre 2007
Instant de Vie
Dans le métro.
DU monde, comme d'hab.
Monte un jeune couple.
Elle est blonde, il est africain. Elle porte un bébé dans son écharpe. En double croisé. Il est tout petit. J'imagine qu'il n'a peut-être même pas un mois.
Le papa tient sa fille par la main. Un petit bout de chou d'environ 2 ans.
Je suis émue de voir la tendresse de ce père pour sa fille. Il la prend dans ses bras pour l'assoir sur ses genoux.
Le pouce dans la bouche, elle me fait un sourire. Il s'installe une relation sans monts entre moi et la petite, entre moi et les parents.
J'apprends, alors que le père discute avec elle, qu'elle s'appelle Lila, et son petit frère, Nils.
Il y a quelque chose dans ce tableau si simple qui me touche profondément. L'histoire d'un instant, une étoile filante, je l'ai vue, et je lui ai fait un clin d'oeil.
Je bénis cette famille dans le secret de mon coeur.
I keep before my eyes this picture of a family. Love inside.
O Lord, my prayer is we can build same families, as your project. Unity and faith, in Love.
25 juillet 2007
Contemplation
"La contemplation est un Sabbat du coeur,
un repos profond,
une non-préoccupation,
Elle ne consiste pas à ne rien faire
mais à faire toute chose devant Celui
qui appelle à être ce qui n'est pas."
Règle de Reuilly
Photo de Judith Polakoff
12 juin 2007
Maison de paix
"Deviens en toi-même une maison de paix,
un point tranquille tourné vers Dieu.
Mets-toi à l'écoute du silence
profond et vrai qui n'est pas mutisme
mais passerelle vers l'écoute
et la communion."
Rèlge de Reuilly
01 mai 2007
Après la douleur...
Hier soir, en rentrant du boulot, j'ai trouvé ceci dans ma cuisine :
Avec un petit mot : "une petite rose pour toi..."
Merci J... Tu ne pouvais savoir...
Je n'ai pas de mots pour dire, pas de mots pour rire, pas de mots pour écrire...
Juste ce petit mot, si petit qu'il résume tout : Merci J...
18 avril 2007
Grive Musicienne
Chaque matin, j'aime ouvrir ma fenêtre peu avant l'aube (..m'fin, maintenant, elle est même ouverte toute la nuit)
Chaque matin, avant que le jour ne vienne pointer son nez, même le samedi, j'aime me lever tôt pour écouter l'aube qui vient... je tends l'oreille pour entendre cet oiseau solitaire dont le cri "perce les ténèbres de la nuit" (j'ai aimé cette phrase d'une amie qui l'a entendu aussi récemment). Il chante, mais ce n'est pas une mélodie. Ce sont comme des flèches, des trilles magnifiques qui appellent la vie et le jour. Il les lances, les unes après les autres dans le silence de la ville encore endormie.
Personne ne lui répond, si ce n'est que le jour ainsi appelé, qui se réveille, se prépare.
Personne ne lui répond, si ce n'est ma louange quand je l'entends...
Quand l'aube est là, je ne l'entend plus. Ensuite, ce sont toute une volée d'oiseaux qui se lèvent et font leur concert. Celui-là chante seul, dans la nuit. Lui, que personne n'entend plus, se tait, tout simplement : le jour est né... il a fait son oeuvre !
Jusqu'au prochain matin...
16 mars 2007
Au Royaume de l'amour
"C'est ici, dit calmement Effarouchée, C'est là qu'il me faut offrir le sacrifice. Elle s'approcha de l'autel et s'y agenouilla. Mon Seigneur, dit-elle à voix basse dans le brouillard, viens je te prie, m'aider à offrir l'holocauste que tu m'as demandé."
Mais pour la première fois tout au long de ce voyage, aucune réponse ne sembla venir, et le Berger n'apparut pas.
Elle était agenouillée, seule dans l'humidité glacée du brouillard, à côté de l'autel désolé dans la vallée de l'Ombre. (...) Elle était là, agenouillée, sans éprouver le moindre désespoir ni caressser le moindre espoir, sachant à présent, sans nulle ombre d'un doute, qu'aucun Ange ne descendrait du ciel pour lui dire qu'elle n'avait pas à consommer le sacrifice. Cette certitude n'éveillait en elle ni effroi ni envie de retour en arrière.
Elle ne ressentait qu'une très grande tranquilité où dominait un seul et unique désir, celui de procéder au sacrifice requis, simplement parce qu'Il le lui avait demandé. Le sentiment de morne et froide désolation qui avait envahi son coeur pendant le séjour dans la grotte avait totalement disparu. Il n'y brûlait qu'une flamme constante : celle d'une ardente aspiration à accomplir toute Sa volonté. Toutes les autres étaient mortes et réduites en cendres.
Lorsqu'elle eu attendu un moment sans voir la moindre manifestation de Sa présence, elle étendit la main et, dans un ultime sursaut de ses forces défaillantes, elle se saisit de la plante de l'amour humain légitime et du désir qui grandissait dans son coeur afin de les en extirper. A la première tentative, elle eut l'impression que l'angoisse lui traversait tous les nerfs et toutes les fibres du corps. Elle comprit dans les affres du désespoir que les racines avaient poussé, s'étaient entortillées et accrochées jusque dans les plus petits recoins de son être. Elle fit, de toutes les forces qui lui restaient, encore une dernière tentative pour les arracher, mais pas la moindre racine ne céda.
Pour la première fois, elle éprouva un sentiment qui confinait à une terreur panique. Elle était incapable de faire ce qu'Il avait demandé. Enfin parvenue à l'autel, elle se trouvait dans l'impossibilité totale d'obéir. (...)
Là-dessus, la silhouette qui se tenait derrière l'autel s'avança et dit d'une voix calme : "Je suis le prêtre de cet autel. J'arracherai de ton coeur la plante, si tel est ton désir."
Effarouchée se tourna vers lui : "O merci, dit-elle ; oui, je t'en prie."
Il s'avança et se tint à ses côtés, silhouette que le brouillard rendait floue et imprécise. Puis elle poursuivit d'un ton suppliant : " Je suis une grande poltonne. Je crains que la souffrance ne m'amène à te résister. Ne peux-tu pas me lier sur l'autel, de façon qu'il me soit impossible de me dérober ? Je ne voudrai pas lutter tandis que s'accomplit la volonté de mon Seigneur.'
Pendant quelques instants, il se fit un silence total dans la gorge envahie de nuages, puis le prêtre répondit : "Bien, je vais t'attacher sur l'autel." Et il lui lia pieds et mains.
Lorsqu'il eu fini, Effaouchée leva le visage vers les lieux élevés, presque invisibles en raison du brouillard au sein duquel se fit entendre sa voix tranquille : " Mon Seigneur, me voici là où tu m'as envoyée. exécutant tes ordres, car là où tu mourras, je mourrai, et j'y serai enterrée : que l'Eternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient me séparer de toi." (Ruth 1-7)
Il se fit encore un silence, un silence sépulcral, car en fait, elle gisait bien dans la tombe de ses espoirs, sans que ce soit accompli la promesse selon laquelle ses pieds seraient rendus semblables à ceux des biches ; elle n'était pas encore parvenue dans le pays des leiux élevés et n'avait pour seule promesse que celle d'être liée sur l'autel. C'était là que se terminait le long et douloureux pélerinage. Cependant, une dernière fois encore, avant de la déposer sur l'autel, Effarouchée se répéta la glorieuse promessse qui avait été la raison de son départ pour les lieux élevés. "L'Eternel, le Seigneur, est ma force, il rends mes pieds semblables à ceux des biches, et Il me fait marcher sur les lieux élevés." (Habacuc 3-19)
Le prêtre plongea dans son coeur un moignard d'acier.
Il se fit un craquement et un déchirement, après quoi l'amour humain avec ses myriades de fibres et de radicèles en fut extirpé.
Il le brandit un moment et dit : "Oui, il était mûr, c'était le moment favorable pour l'arracher. Il ne manque pas une seule racine."
Après avoir prononcé ces paroles, il le jeta sur l'autel et étendit ses mains. Il jaillit une flamme de feu qui sembla devoir consummer l'autel même, en sortes qu'il ne subsista que des cendres, soit de l'amour lui-même, soit de la tristesse et de la souffrance qui avait été son lot au cours de cet étrange voyage. Elle se sentit innondé d'un parfait repos et d'une paix extraordinaire. Le sacrifice avait été enfin consommé et il ne restait rien à faire. Lorsque le prêtre l'eut déliée, elle se pencha sur les cendre et dit avec des accents de reconnaissance : "Tout est accompli."
Au Royaume de l'Amour, Hannah Hurnard











