10 octobre 2008
Voile, voile à tous vents...
Hors du temps
Dans le vent
J'ai vogué
Admiré
La nuit et le jour
Au milieu de l'eau
Calme ou agitée...
Nostalgie d'un temps hors du temps
Hors du temps
Dans le vent
Avec le vent
J'ai rêvé
J'ai aimé
Comment raconter un souvenir si dense qu'il danse encore en moi des milliers de temps après.
Première longue nav prévue. Rythme de quart.
Trois heures de sommeil, trois heures de quart.
Le temps coule sous la coque, sans bruit... Seulement les vagues contre l'alu, seulement le vent dans la grand-voile et le foc. Veille, car tu ne sais ni le jour ni l'heure... Veille et reste attentif. Avec le voilier, je laisse voguer mes pensées... au sommet des vagues ou dans les creux, je surfe avec elles. Avançant contre le courant, le nez au vent.
J'ai perdu mes notes. J'avais tout consigné précieusement. Aussi j'avance au gré des souvenirs. Le meilleur en quelque sorte, le plus fort...
Minuit, notre tour de quart à nouveau. Mon oncle nous réveille après un sommeil bien court. Habillés rapidement pour monter dans le cockpit (comprenez que le cockpit n'est pas une cabine, mais un lieu à exposé à tous les vents, juste un peu protégé par l'avant du bateau) et prendre le relais.
Je suis émerveillée. C'est une nuit nuageuse, une nuit de nouvelle lune. Le ciel est noir. Mais parfois des percées nous montrent une voute incroyablement belle... Loin des bruits de la ville, loin des lumières aveuglantes... Tout paraît plus proche, plus lumineux... plus fort aussi.
Emmitouflée dans mes pulls, cirés et gilet de sauvetage (il ne faisait pas froid cette nuit là) je me régale et mon coeur bondit dans ma poitrine. J'ai froid, juste un peu, mais je n'y penses pas. Je rêve les yeux ouverts ! Et pourtant, le plus beau n'est pas là où je l'attendais ! Le plus beau n'est pas dans les cieux. Il est dans la mer. Mer agitée cette nuit... Le voilier ballote en tous sens. Veille, attentive. Devant, derrière, sous le foc, à babord et à tribord... Veille aux rencontres.
La magie qui m'attendait dépassait tous mes espoirs...
Contre la coque, et dans le sillon du gouvernail, et aussi un peu plus loin, sur l'écume des vagues... un feu d'artifice jaillit sans cesse. Il nous suivra toute la nuit. Magie et beauté d'une lueur à nos "pieds". Tellement beau. Partant du bateau, pour s'éteindre dans l'eau un peu plus loin, des milliers d'étoiles s'allument et s'éteignent dans la mer, comme un immense brasier. sans cesse renouvelé... Je n'ai pas pris de photos. Je n'aurai pas pu, je ne voulais pas. Il y a des temps qu'on préfère admirer et en garder la force du souvenir au lieu de les amoindrir en voulant les piéger dans une cage.
Jamais je n'oublierai cette nuit. Et même si à mon tour de repos, je suis descendue m'allonger avec joie, vidée de ma veille, j'ai emmené avec moi toutes les étoiles qui nageaient en surface. Elle nagent encore en moi ce soir... et à chaque moment où j'y pense.
Paul, merci.
Ces quelques mots ne sont rien qu'un tout petit échantillon de ce que j'ai ramené de ce temps sur ton voilier.
04 septembre 2008
Pourquoi pleurer ?
08 juin 2008
Échappée sauvage
Musique (à écouter pendant la lecture... Merci à Soda)
Commandant,
Nous sommes cernés.
Nous allons devoir atterrir d'urgence !
Foncez dans le tas, nous passerons au travers ! Passez-moi les commandes Sergent Freton !
Crainte et folie... notre chef est pris dans la nasse des pensées ennemies...
Que marmonnez-vous Sergent ?
Je ne suis pas pris, mais je vais vous en faire sortir tous.
Un silence se fait dans la cabine.
Le vaisseau s'ébroue dans une boue verte et gluante qui est leur lot depuis le début de l'aventure. Tous les moteurs sont allumés, puissance maximum. Le visage du Commandant Tik-Va est fermé, concentré sur le but. Une sombre tâche au loin, qui semble moins gluante que l'air tout autour. Avec sa greffe, il voit mieux que quiconque.
Il n'a jamais raconté l'épreuve du feu et l'atroce douleur vécue alors qu'il n'avait que 3 ans. Il y avait perdu ses deux yeux. Mais un voyant lui avait dit :
Si tu parviens à monter jusqu'à un nid d'aigles, tu auras la même vue qu'eux.
Il y était parvenu après maintes péripéties. Il n'avait que huit ans. Mais ceci est une autre histoire parmi toutes celles qu'il avait déjà vécu.
Tout le monde le trouvait étrange et doté de certains pouvoirs plus puissants que la moyenne, mais ses aventures trop nombreuses l'avaient rendu quelque peu solitaire et bourru.
Il avait été choisi pour cette mission en raison de sa grande difficulté : le vaisseau était parti depuis plusieurs raconds vers l'inconnu total qu'était cette tâche étrange et vert sombre qui menaçait leur planète. Les membres de l'équipage étaient las d'inertie et commençaient à sentir la peur, bien que ce fut tous des braves.
Tik' savait que son heure était venue aux picotements qui montaient derrière son oreille droite.
Ouvrez les varques arrières !
Les vantaux arrières s'ouvrirent pour déchirer l'air gluant, tandis qu'il lançait le hélis'alo de lumière tout autour du vaisseau, car il avait remarqué que cette faible lueur les protégeait des chutes des parties du tissu glauque provoquée par leur avancée.
Jusqu'à ce jour, ils n'avaient rencontré âme qui vive, et Tik' commençait à devenir impatient de manier du sabre.
Il repéra une pista d'atterrissage dans cette partie moins dense que le reste. La manoeuvre était risquée mais possible. Et il fallait en avoir le coeur net !
Rentrez les varques, nous allons atterrir mes amis, et sortez vos sabres.
En quelques f'ron, ils atterrirent. Le sol était blanc, maculé de poussière jaune. On aurait dit de la poussière de soleil, comme il s'en ramassait parfois pour guérir les blessures graves chez eux. Mais celle-ci était lourde et collait aux bottes ferrées de l'escouade, génant leur progression.
Tous étaient au aguets, le sabre en garde. Soudain, deux monstres sont arrivés sur eux. Ils se déplaçaient vite. Ils avaient dû sentir les turbulences de l'atterrissage et fonçaient pour voir ce qui se passaient. Nos amis ne savaient nullement si c'était seulement deux éclaireurs, où si c'était là tous les habitants de ce lieu. Ils étaient monstrueux, un corps lisse et brillant, comme enduit de graisse avant un combat. Un grand dard sortait de leur bouche, et s'agitait dangereusement dans tous les sens à la recherche de leur proie.
Leur quatre pattes semblaient être leur seul point faible, c'était en tous les cas, la seule chose que pouvaient atteindre même Tik' et Freton, qui étaient les plus grands.
Tous les sept se mirent dos à dos, en cercle, et sur l'ordre du capitaine, visèrent les jambes pour les couper. Il fallait faire très attention à dégager en courant pour ne pas se faire écraser sous le poids de la bête qui s'effondrait. Se voir diminuer de hauteur les mettait en rage. Rapidement, malgré leur habitude des combats inégaux, leur méthode classique se trouva être inappropriée. Le cercle traditionnel ne tenait pas sous ce front où la menace la plus grave était de se trouver sous l'abdomen de l'une d'elle quand elle tombait.
Tik' cria
Deux par deux, attaquez simultanément la tête et la queue. Contournez !
Je prend la tête de celle-ci seul dit-il en montrant la plus agitée.
Instantanément, les équipes se formèrent.
Les sabres brillaient dans la lueur du vaisseau, et déchiraient autant l'air lourd qu'ils attaquaient leurs ennemis.
Il s'agissait de faire vite pour avoir le temps d'un repli.
Les antennes rasaient le sol, puis remontaient dans les airs avec violence.
Après avoir été surpris de la vigueur de l'attaque, les deux ennemis savaient à quoi s'en tenir et devenaient plus prudent. Ils avaient changé de tactique, et essayaient d'isoler une de leur proie.
Rapidement, Tik' se retrouva au bord du vide et son ennemi cherchait encore à le faire reculer, malgré la vigueur des coups donnés par Brou et Frou qui s'occupaient de l'arrière.
Le dard s'approchait à une vitesse fulgurante pour porter son dernier coup. Mais soudain, à la vitesse de l'éclair, Tik' attrapa une des antennes qui s'agitait. Il vola dans les airs tandis que l'ennemi ne comprenait pas où était passé son butin. Rapidement et sans bruit, il se laissa descendre le long de cette longue tige. Il se trouvait maintenant sur la tête du monstre. Il donna un grand coup de sabre entre les yeux de celui-ci. Ce fut le coup fatal qui le désarçonna, un des rares endroits non protégés par son épaisse carapace brillante.
Sans perdre de temps, Tik' laissa à Frou se soin de s'assurer de la mort de son adversaire et couru avec Brou porter secours à la deuxième équipe.
Ceux-ci se battaient vaillamment et la bête était mourante. Mais elle avait tissé un rempart étouffant autour d'eux pour les piéger. Tik' sortit son Flé, cette arme spéciale que lui seul possédait et dont il ne voulait pas dire la provenance, et lança un rapide coup de feu. Une lueur rouge sortit et fit une longue brèche qui partait en lambeau, et semblait se consumer. Et la bête s'évapora dans un crépitement de flammes. C'était impressionnant et plusieurs portèrent le bras au dessus de leur tête pour se protéger. Tout ce qui les entouraient partait en fumé, se recroquevillait et disparaissait.
Tous au vaisseau !! Vite !
Et que les vaillants aident les plus faibles.
Ainsi, c'était ça... Ce nuage qui avait inquiété les sages de chez eux était dû à ces créatures étranges qui tissaient autour d'eux un environnement glauque et étouffant. C'était pour en découvrir l'origine qu'ils avaient été envoyé en mission. Ils n'avaient pas imaginé avoir une victoire si totale du premier coup ! Il avait suffit de lancer un seul coup de Flé pour que tout parte en fumé. À l'intérieur de leur vaisseau, tandis que Tik' et Freton maniaient les commandes pour sortir au plus vite de ce nuage gluant, les autres regardaient par les hublots. En disparaissant dans le vide l'air visqueux voulait attirer à lui tout ce qui s'y trouvait. De nombreux crépitements apparaissaient à mesure que le feu de Flé se propageait vers le centre de la colonie.
Le vaisseau eut tout juste le temps de sortir et se retrouver dans l'air libre, à voguer plus vite et plus précisément que dans cette masse gluante, qu'une puissante explosion apparu à l'arrière du vaisseau. Tous l'équipage fut secoué par les ondes qui partaient dans tous les sens. Le ciel noir sembla s'illuminer l'espace d'un instant. Puis ce fut la fin. Le silence et le calme revinrent.
Tick' arrêta les moteurs de combat, laissa les commandes à Freton pour rentrer, monta dans sa cabine personnelle, au dessus de l'espace de pilotage. Une fois là, après avoir vérouillé sa porte. Il ferma les yeux un instant. Il était devant son hublot.
Doucement il les rouvrit. Et le miracle était là !
Il pouvait contempler les étoiles, elles qui avaient toujours été son guide, et qu'il ne voyait plus depuis l'apparition de ce nuage.
Il chercha des Yeux Altaïr.
Son étoile !
Doucement, il descendit le long de ses ailes...
Il cherchait à voir son regard. Ce regard qu'il n'avait croisé qu'une seule fois, et qui lui avait rendu la vue.
Altaïr...
C'était un soupir
...
12 janvier 2008
France, ma patrie...
le phare d'Ar Men posé sur le dernier caillou le plus à l'ouest de la France...
Limite marine. Extrème.
France, go into your life ! Get up and go !
Bring the wrong borders, and go into the right fronters !
France, j'aime te contempler
Voir l'invisible encore
Pour l'appeler
Avec mon coeur et mon corps
à la Vie !
Vis !
France si belle en secret
Tu t'es perdue alors
Dans ce ballet
Qui n'était pas fait pour toi
Vis !
28 novembre 2007
Evening Star
Un colis sur mon lit... il m'attendais ce soir.
Arrivé de Lasalle.
So strange, usually my parents don't do that.
It tooke me a moment apart to open it. I closed my door, I needed to be alone.
But when I saw this gift, I couldn't open it.
Later, the phone rang. My parents :
"Ouvre"
"ah, je savais pas si je pouvais..."
Inside, it was a very precious gift, and my soul is so touched.
À l'intérieur, un ours en peluche, tout doux... tout doux... je le serre contre ma joue
A strong feeling to cry : it was that my heart needed ! It was that I hoped, but I serched others things... I remember... a fews days ago, panting, I prayed : Abba, my soul is thirsty... my soul is thirsty... what water do you have for me
That was His answer : I knew that when I saw it !
"il est différent des autres (il y en a un pour chacun de mes frangins) et on savait qu'il était pour toi"
Happy Bear... Happy Bear
comme pour me rappeler encore une fois ce passage qui me poursuit depuis 3 ans : Ceux qui sèment avec larmes moissoneront avec chants d'allégresses (psaume 125-6)
Happy Bear
07 novembre 2007
Papa
11 octobre 2007
Espoirs ? Rêves enfouis qui me rattrapent...
Je rêve certains jours
d'aller me réfugier dans les bras que j'ai connus enfant
Je rêve certains jours
de pouvoir pleurer sans crainte
parce que tenir n'est plus possible
Je rêve d'une épaule qui n'a pas peur d'être mouillée
Dans la nuit
Je rêve...
mais ces rêves m'échappent au réveil
plus éphémères que l'air
Je rêve
ou je cauchemarde ?
...
12 septembre 2007
al Tziyon mishkan kevodecha
J'ai programmé cet article pour qu'il paraisse à l'heure même où mon avion décollera.
Retour, et même bien plus encore, sur cette terre qui est comme la mienne...
Pour ne pas oublier, parce que j'ai été saisie en écoutant cet enfant.
Racheim Racheim na Hashem Elokeinu Racheim
Hashem al Israel amecha racheim
ve-al Yeroushalayim irecha Racheim Racheim Racheim
ve-al Tziyon mishkan kevodecha
ve-al malchout beit David meshichecha
ve-al ha-bayit hagadol
Chana Tova oumétouka (bonne et douce année)
je vous dit à l'année prochaine :-)
29 août 2007
Noyé dans une goutte d'eau
ça peut paraitre ridicule de se noyer dans une goutte d'eau...
...
nul
...
Je suis frappée de voir la répercussion d'une simple goutte qui tombe à la surface de l'eau.
Engloutie très vite, elle disparait à jamais.
En son coeur,
l'onde longtemps répercutée, va grandir tout autour d'elle, provoquer parfois un raz de marée, et tout détruire sur son passage.
Plus rien ne reste. L'espoir est noyé, la joie a disparue dans les vagues, l'amour a bu la tasse, il s'étouffe... et la foi ? Où est la foi ?
Il ne reste rien, ni pleurs, ni larmes. Seulement l'eau qui se calme.
Personne n'a rien vu
Ou ceux qui ont vu ont ri
n'ont pas compris
Le cataclysme qui se déroulait sous leurs yeux.
Ce n'est qu'une goutte ?
Vraiment ?
C'est un univers tout entier,
Il peut vous bénir ou vous tuer
Tout dépend de votre taille.
Noyé dans une goutte...
La terre dévastée
Les arbres déchirés
Néant dans le coeur
Cette goutte n'est peut-être qu'une larme échappée.
05 juillet 2007
Un nouveau chemin
Je voudrais laisser des lignes entières,
je voudrais que les mots coulent à flots,
mais ils restent à l'intérieur.
Tempête de lettres qui volent en tous sens
dans le vent.
Juste retourner à la source.
Retrouver la paix
Je suis en chemin...
...
à mon retour,
je vous raconterai peut-être de belles choses.
Peut-être pas...











